Des professeurs du lycée Jean-Rostand engagés auprès des personnels soignants

Des professeurs du lycée Jean-Rostand engagés auprès des personnels soignants

Des professeurs du lycée Jean-Rostand engagés auprès des personnels soignants

En dehors de l’un de nos élèves de BTS CIM1, Adrien Adélaïda, qui fabrique avec son père depuis quelques jours, à Mitry-Mory où il réside, des visières de protection pour les soignants

(plusieurs imprimantes 3D qui fonctionnement toute la journée chez lui) voir : http://lycee-jeanrostand.fr/adrien-adelaida-eleve-en-btscim1-au-lycee-jean-rostand-et-son-pere-au-secours-des-personnels-soignants/, voici une information que je vous avais promise : l’engagement de nos collègues -professeurs également (Madame Sagadevin, Messieurs Bouhadda et Dubret) dans cette activité, à la suite de prêts d’imprimantes 3D (qu’ils ont sollicités) par le lycée.

Au-delà des vifs remerciements que je leur adresse très sincèrement au nom de tous, c’est de la fierté que je ressens. Une belle lueur d’espoir se dégage des actions de ce type qui se multiplient et qu’il nous faut encourager.

Cet engagement citoyen est une belle illustration de ce que chaque membre de notre communauté éducative peut faire, dans la situation historique que nous vivons.

Voici deux retours des collègues et des photographies également que je voulais partager avec vous :

Claire Sagadevin, professeur de mathématiques :


 » Grâce aux impressions 3D réalisées par M. Dubret, j’ai pu assembler 17 visières (perforation des feuilles transparentes et couture des bandes élastiques), un prototype (quasiment terminé en photo en pièce jointe). Cela a permis d’équiper en partie le service des urgences de l’hôpital Lariboisière à Paris.
Lundi je pourrai récupérer une photo des Personnels de Lariboisière en situation avec une visière si vous voulez.  »

Bouhadda Sabri, professeur en section d’enseignement professionnel :

« Pour ma part à l’aide des imprimantes 3D du Fablab et du lycée, j’ai rejoint le projet 3D3CARE, le même que Pierre Dubret, mais avec une diffusion plus locale, car les établissements du 93 manquent aussi cruellement de moyens. Le projet de base centralisé par l’APHP et Centrale Supelec distribue principalement les visières sur les hôpitaux parisiens (pas uniquement mais en majeure partie). J’ai commencé à imprimer chez moi, mais j’ai vite été confronté aux vapeurs de plastiques des imprimantes difficiles à éviter en appartement. Dans le même temps, une initiative à commencé à germer à la Coopérative Pointcarré de Saint-Denis, où je réside, qui dispose d’un atelier de fabrication type fablab http://www.pointcarre.coop/la-coop/info-pratique/, à l’initiative d’un médiateur scientifique travaillant au sein du réseau de médiathèques de Plaine Commune. Pour des raisons d’organisation, de productivité et de normes d’hygiènes, tout s’est centralisé dans l’atelier de la coopérative. A ce jour 11 imprimantes 3D provenant des médiathèques, 2 du lycée, 1 d’une élue Dionysienne, produisent une cinquantaine de visières par jour avec un objectif d’environ 80 si tout va bien (de gros volumes d’impressions sont lancés la nuit). Plusieurs équipes se relaient pour s’occuper des machines, travailler sur la post production (ébavurer les visières…) et l’assemblage (élastique, visière, support). Je m’y rends alternativement le matin ou l’après midi afin de m’occuper aussi de ma fille.
Les établissements fournis sont principalement les centres hospitaliers (Delafontaine à St Denis, Avicène à Bobigny), les établissements médicaux sociaux MAS/EPHAD/SAVS ainsi que les agents de la ville. Il y a énormément de demande tous les jours. Pour le moment environ 200 visières ont été distribuées en une semaine. Le matériel est livré en très grande partie à vélo.

Des bénévoles se joignent au projet tous les jours (notamment des enseignants d’autres établissements). Un gros réseau est en train de se créer pour la diffusion, le don de matériel, des subventions…

Vous pouvez avoir une idée du projet sur la page facebook dédiée :

https://fr-fr.facebook.com/cooppointcarre/

J’ai également récupéré plusieurs cartons d’anciennes blouses que nous stockons pour en faire des chiffons, elles seront transformées en masques de protection .En effet,  la machine à coudre du fablab est aussi de service. Ma compagne (enseignante elle aussi) confectionne des masques pour l’atelier La tête dans les nuages situé à l’ile Saint Denis qui envoie des kits à assembler et à coudre qui sont redistribués sur toute la France. https://www.facebook.com/pg/ltdln.beanbags/posts/

Dans les conditions particulières que nous vivons, c’est une aventure humaine palpitante, avec de belles rencontres, beaucoup de solidarité et d’abnégation, car même si toutes les précautions sont prises (masques, gestes barrières), le risque demeure. »

Hafid ADNANI

Proviseur

 

Hafid ADNANI